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Archives de Tag: villages

Internet mobile dans les villages

@fasokan sur Internet mobile dans les villages maliens

Comment se connecter à la Toile dans les villages ruraux quand il n’y a souvent ni cybercafé, ni électricité, ni ordinateur ? La solution, c’est Internet mobile.
Internet mobile est un ensemble d’équipements Informatiques et électriques permettant de se connecter à Internet partout où l’on se trouve dans les campagnes.

L’unité Internet mobile est composée de:
– un ordinateur portable d’occasion et un Smartphone,
– un panneau solaire pour fournir l’électricité,
– une batterie pour le stockage de l’électricité,
– un transformateur pour avoir le voltage correct pour l’ordinateur et le Smartphone,
– une clé 3G rechargeable mensuellement qui assure la connexion à Internet partout.

La durée de la connexion :
Aussi longtemps que le soleil brille, il n’ya aucun problème pour avoir la connexion dans les villages à partir de cet appareillage. Quand la batterie est bien chargée, on peut passer des heures de suite à naviguer sur Internet.
Internet mobile testé à Cinzana-Gare et à Diorro dans la Région de Ségou:

Quelques jours de formation à Internet mobile ont été tenu à Cinzana-gare et à Diorro avec Internet mobile.

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Les poules annoncent le coucher du soleil au village

Les poules couchés/le coucher du soleil/


Nous sommes en mois de carême et la rupture du jeûne est conditionnée au coucher du soleil. Le téléphone a presque mis fin à la vie des montres. Non seulement on communique avec le téléphone, mais il nous informe également sur le temps. En cette période hivernale, quand il veut pleuvoir, tout le monde éteint son téléphone au village.

Alors, comment se rendre compte de l’heure du coucher du soleil pour la rupture du jeûne ?

Très facile au village car les poules qui sont dans toutes les familles, informent les populations villageoises sur le coucher du soleil par le fait d’aller se coucher : le coucher des poules équivaut au coucher au coucher du soleil le soir.
Comme ça se passe chez vous ?

On se fait de l’argent au village avec le tam-tam


Dans certains villages de maliens, des jeunes se regroupent pour former un orchestre de tam-tam. Cela constitue pour ces eux une opportunité de gain parce qu’ils sont sollicités pour animer les cérémonies de mariages et des évènements de la commune.

Envoyé par Amidou Diarra, Cinzana-Gare.

SMS infos : la solidarité au village


La solidarité est l’un des éléments incontournables dans la vie quotidienne dans nos villages au Mali. Elle s’illustre lors des mariages, des baptêmes et des décès dans les villages et lorsqu’un voisin a des problèmes.
Les gestes de la part des autres peuvent être de nature matérielle, morale et même la présence sur les lieux. C’est une des pratiques qui facilite la vie au village

Seydou Diarra, Ségou Infos à Ngakoro.

La formation continue bien dans les villages

« La manière d’accueillir le marabout lui permet de s’assoir sans crainte » dit un proverbe bambara. Dès notre arrivée dans la commune de Dioro, nous nous sommes adressés aux autorités locales pour leur expliquer l’objet de notre venue chez eux et le but visé par cette formation au bloging par Internet et par sms dans la Région de Ségou d’abord avant de l’étendre sur d’autres localités. L’idée fut facilement comprise et appréciée par tous. Immédiatement, sans perdre de temps nous avons commencé la formation dans le centre multimédia de la localité et des volontaires de village se sont tout de suite joints à nous. Plus la nouvelle de notre présence atteint le village, plus nous recevons des volontaires et chacun participe à la formation selon l’intérêt qu’il accorde à l’initiative.

Ce que nous notons aujourd’hui, c’est la facilité de l’utilisation du clavier par les participants. Beaucoup d’entre eux, même s’ils ont toujours eu envie de le faire, ils n’avaient jamais utilisé l’ordinateur.

« Avant, je n’avais jamais utilisé l’ordinateur, mais avec cette formation, je constate que c’est facile, il suffit d’avoir la volonté », nous raconte Oumar Dembélé, enseignant à l’école fondamentale de Zambougou.

« Je viens de quitter une formation en envoi d’sms dans le domaine de la santé. Il s’agit pour une équipe en place, l’état de santé des familles et l’état d’évolution des malades et d’envoyer le rapport par sms à notre chef dans la ville de Ségou. Quand j’ai appris que vous êtes également pour une formation en envoi d’sms, je me suis dit que ça ne fait qu’un plus chez moi dans le cadre de mon servir. Ça me sert encore plus dans la mesure où, malgré l’existence de ce Centre Multimédia chez nous ici, nous n’avons pas assez de notions en matière d’Internet », nous raconte également M. Kassoum.

Selon M. Drissa Traoré, cette formation et l’initiative de publication d’information depuis les localités rurales est un grand appui pour lui dans ces activités. Technicien agronome à la retraite, il anime les émissions sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’éducation, la causerie avec les vielles personnes dans les villages et la recherche de la plus vielle personne de la localité. Notre père depuis le début de la formation est toujours attiré par l’initiative et ne cesse de nous évoquer la portée qu’il donne à l’idée et continue à nous encourager de continuer. Il est prêt à continuer avec nous et on le considère le sage du groupe.

Aujourd’hui, chacun d’entre eux se débrouille bien sur la saisie de texte sur Word pour les articles, à la recherche d’information sur Google, ils s’exercent à s’envoyant des mails avec fichiers joints (textes écrits et images.) Ils ont été beaucoup attirés hier par cet échange sur twitter avec d’autres personnes en ligne.

Vous verrez bientôt leurs présentations en ligne qu’ils ont écrites eux-mêmes.

 

L’âne dans l’eau !!!

L’âne entre difficilement dans l’eau mais, ce n’est pas à Macina. Il n’est pas facile pour l’âne de rentrer dans l’eau, surtout quand il s’agit de traverser un pont avec l’âne. Je me suis rendu compte de ça quand, à mon petit jeune âge, je devais aller derrière le fleuve Bani avec ma défunte grand’mère avec son grand ventre à la charrette. Dès que l’âne, depuis l’entrée du pont aperçois de l’eau des deux côtés du pont, il s’arrête carrément. Quand on arrivait à le faire monter sur le pont, dès qu’il voit de l’eau sous ses pattes à travers la fente du pont, là, on a l’impression qu’il a un frein invisible. On fait, il ne bouge jamais et la solution que nous trouvions, c’est de lui attacher les yeux avec le foulard de tête de ma grand-mère et du coup, l’âne commence à bouger.

Par surprise, je vois tout cela n’est pas le cas dans les villages au bord du fleuve, du moins à Dioro. Pendant une promenade au bord  du fleuve pendant cette formation ici à Dioro, nous avons été surpris de voir l’âne au milieu de l’eau et en plus avec des enfants. Tout le groupe dit ensemble : « l’âne dans l’eau. » Nous nous sommes après rendu compte que c’est très pratique ici à Dioro. Ils viennent chercher de l’eau au fleuve avec des bidons à la charrette et les ânes de ce village sont très habitués à ça.

Une formation de bloging par Internet mobile et par sms dans les villages maliens

Ce samedi 18 juin 2011, les Toujours Pas Sages, dans le cadre du projet de connexion des villages de Ségou, Ségou villages connection project,  Les Toujours Pas Sages ont commencé une formation des populations rurales dans le village Dioro, situé à 70 km de la ville de Ségou.

Ségou villages connection project est un projet qui vise à relier les villages de Ségou à la ville de Bamako en matière d’information sur les actualités, les traditions, la culture et les activités quotidienne des populations locales. Ce projet vise également à lutter contre la fracture numérique en milieu rural par Internet mobile et par sms. C’est pourquoi elle est basée sur l’apprentissage de l’informatique, l’Internet et de l’envoi d’information par sms par les villages. Ainsi, il s’agit d’apprendre aux participants à animer le blog de ségouinfos créer pour l’occasion, donc bloguer depuis les villages par Internet mobile et par sms.

Dans un vieux bâché, nous sommes six personnes à arriver à Dioro ce samdi, le jour de la foire hebdomadaire de ce village. A ces six personnes se sont ajoutés les participants de Dioro dont le nombre croit chaque parce que l’initiative à plu à beaucoup de personnes selon lesquelles c’est une occasion pour découvrir certaines donner de l’internet et de publier les informations de leur localité.

Pourquoi les choix est porté sur Dioro ?

Le village de Dioro est doté d’un centre multimédia par les Projets Villages du Millénaire. Les populations ont accès à la salle à moindre frais, mais ils fréquentent moins cette salle à cause du fait qu’ils n’ont pas une grande notion en matière de nouvelles technologie de l’Information et de la communication.  Notre formation vient  en aide aux volontaires qui veulent apprendre plus dans ce domaine et de publier les informations de leurs localités par Internet ou par sms pour l’animation du blog Ségouinfos. Il s’agit alors de créer un lien entre les apprenants des villages de Dioro, de Ségou villes, de Cinzana-Gare, de Zambougou et de Ngakoro qui pourront au-delà de l’animation du blog, échanger sur des sujets villageois et  africains avec le reste du monde  sur le web.

Dioro est également une zone rizière au bord du fleuve Niger et une commune agro-pastorale comblée de traditions et de culture par le fait que certains des très grands vieux villages du Mali s’y trouvent. Ainsi, les relais de Dioro ne manqueront pas de sujets à partager avec le monde en matière de tradition et de culture malienne.

Formation à suivre.

 

 

La déforestation et ses conséquences en milieu rural

Beaucoup d’activités tournent autour des arbres dans les localités rurales. L’accroissement de la population fait que les villages s’agrandissent et les arbres sont abattus pour faire de nouveaux champs.

Les forgeront se servent des arbres pour fabriquer des mortiers, des pilons, les manches des houes, des pioches et pour fabriquer des chaises. Les canapés,  les portes, les carrosseries des charrettes sont tous faits de bois au village.  Les villageois se servent de bois faire la haie pour garder les animaux et la haie autour des champs contre les animaux. Les arbres sont utilisés pour faire le toit au village, on ne peut pas faire la cuisine sans bois.

Tous ces besoins liés aux bois ont fait qu’il n’y a plus d’arbres dans la forêt et cela devient de plus en plus préoccupant.

Le manque de bois pour faire le toit, les hangars et pour faire la cuisine est devenu un sujet d’actualité aujourd’hui dans les villages. Ce qui est grave dans tout ça, c’est le manque de bois de chauffe. La charrette remplie de bois qui coutait 1000 F CFA est passé aujourd’hui 3000 F CFA, bientôt comparable au frais de gaz butane. Faut-ils alors utiliser le gaz butane au village si le  les frais sont les mêmes ? Des grands risques liés à l’utilisation du gaz en milieu a réfuté cette proposition : la mauvaise gestion du gaz, les risques d’incendie liés à la mauvaise fermeture et la curiosité chez les enfants de l’utiliser à l’absence de leurs mamans sont entre-autres des facteurs à craindre. Pendant plus de deux heures de discussion, l’équation est restée non résolue.